• Restaurants Haut-Rhin (68)

    Restaurants Haut-Rhin (68)

     Du côté de Ribeauvillé... 


    Nos 40 meilleures tables (CQFD) dans le Haut-Rhin...

     (Critiques en cours de publication.)

     

    Ammerschwihr  (68570)

    À l'Arbre Vert Restaurants Haut-Rhin (68)

    Aux Armes de France Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) L'iconoclaste (et résistant) Philippe Gaertner, l'un des premiers toqués d'envergure à avoir réduit en solution pulvérulente ses michelinesques étoiles, tel un pédagogue sûr de son fait déposant sur quelque commode consensuelle et cool palmes académiques et autres futiles fourragères, en définitive n'est mû que par un seul credo : démocratiser la haute gastronomie, la rendre accessible à tous, sans, pour autant, sombrer dans une tambouille molle, unanime et paresseuse ; or, croyez-le, dans ce monde de brutes épaisses et de faux culs tiédasses qu'est parfois le cercle (vicieux) des grands chefs (mégalomanes) et des fins gourmets (professionnels), ce n'est pas le moindre de ses mérites... Aussi bien, depuis octobre 2011, nous est proposée dans cette maison à l'accueil et aux accords parfaits une formule comprenant entrée, plat et dessert pour la somme de dix-neuf euros, ni plus ni moins s'il vous plait... En outre, on pourra toujours faire honneur à l'historique et magnétique Salade de Homard et de Foie gas en Hommage à Fernand Point (du nom de l'un des plus grands cuisiniers du siècle dernier, par ailleurs maître à penser de Pierre, lequel Pierre, père de Philippe, fut le chef d'orchestre des Armes), la Terre et la Mer enfin réunies pour de festives épousailles au ton si juste, ou bien à un incroyablement culotté Poulet Façon « Francis Staub », Pommes paille « maison » et Salade verte (du nom du roi de la cocotte en fonte, un voisin) − rendez-vous compte : servir un poulet rôti flanqué de quelques frites à ce niveau de la compétition, si c'en est une... − pour se forger sa propre religion, son propre credo quoi  : Gaertner, un p'tit malin doublé d'un vrai génie !

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    Aux Armes de France (Ammerschwihr)

    Beblenheim (68980)

    Le Gambrinus Restaurants Haut-Rhin (68) 

    Bergheim (68750)

    Wistub du Sommelier Restaurants Haut-Rhin (68)

      Buhl-Murbach (68530)

    Le Jardin des Saveurs (Le Saint Barnabé) Restaurants Haut-Rhin (68)

    Cernay (68700)

    Hostellerie d'Alsace Restaurants Haut-Rhin (68)
     

    Diefmatten (68780)

    Au Cheval Blanc Restaurants Haut-Rhin (68)

    Eguisheim (68420)

    Au Vieux Porche Restaurants Haut-Rhin (68)

    La Grangelière Restaurants Haut-Rhin (68)

      Froeningen (68720)

    Auberge de Froeningen Restaurants Haut-Rhin (68)

    Guebwiller (68500) 

    Les Terrasses (Domaine du Lac) Restaurants Haut-Rhin (68) 

    Hirsingue (68560)

    Auberge des Trois Vallées Restaurants Haut-Rhin (68)

    Hirtzbach (68118)

    Hostellerie de l'Illberg Restaurants Haut-Rhin (68)

    Hochstatt (68720)

    Au Cheval Blanc Restaurants Haut-Rhin (68)

    Huningue (68330)

    Le Tivoli Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Le maître des céans se confie avec une émotion empreinte de prudeur sur les pages en ligne de son établissement : sa maman décède peu avant Noël 85 ; dans la foulée, ou presque, il démissionne de chez Lasserre, à Paris, pour retrouver Huningue et l'hôtel-restaurant désomais tenu par son père ; ce dernier passe brutalement de vie à trépas en 1994, et, depuis, pendant que les uns se démènent en salle et les autres dans les étages, Philippe Schneider est seul maître à bord... Certes, la petite ville de Huningue, coincée entre Bâle et Mulhouse, ne se trouve pas dans le coin le plus charmant et le plus pittoresque de la riche Alsace, mais bon, on se consolera comme on peut en se disant que le fertile et vert Sundgau n'est pas très loin, et, bien sûr, on ne manquera pas de faire bonne étape au Tivoli : en effet, le chef y cuisine les asperges comme personne − vivement la Pentecôte, tiens, parce que, voyez-vous, il n'y a pas que les restaurateurs (à la sauvette) de Hoerdt et de Village-Neuf dans l'existence ! −, et proprose, entre autres réjouissances, de renversants rognons de veau et du poisson au top de la cuisson, de l'assaisonnement et de l'accompagnement, ainsi que des douceurs d'une simplicité non dénuée de relief et de richesse (impeccable crème brûlée). Bref, cette maison mérite amplement le détour.

    Illhaeusern (68970)

    L'Auberge de l'Ill Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Tout le monde (ou presque) connaît l'adage populaire : la perfection n'est pas de ce monde. Eh bien, disons-le haut, net et fort : c'est faux. Ici, nous arpentons les sommets, nous tutoyons les dieux de l'Olympe de la classe, de l'élégance et du goût, et, tout compte fait (c'est le cas de le dire), nous nous persuadons que la vie vaut le coup d'être vécue, ne fût-ce que pour connaître l'espace de quelques heures ce à quoi renvoie la notion de paradis terrestre. C'est assez et c'est trop peu, rétorquerez-vous, pour une cathédrale de cette envergure et de cette renommée, mais à quoi bon, finalement, s'attarder sur le jardin japonisant et le décor du lieu (parfaits), sur l'accueil et la « prise en charge » (parfaits), sur la carte et le service des vins (parfaits), sur la cuisine enfin (parfaite), oui, à quoi bon en rajouter sur le Foie gras poêlé aux Quetsches d'Alsace, Caramel vinaigré au Vinaigre épicé (en ce qui nous concerne, jamais connu un tel réacteur, le foie gras, d'emblée non flingué par le Diable en personne que peut représenter le sucre en son hypocrite douceur, en fait une pieuvre englobante et totalitaire ; c'est tout simplement un Nouveau Monde qui se déploie dans notre Palais versus Temple dédié au Mystère de la Résurrection), et à quoi bon déposer notre grain de sel pour relever la Mousseline de grenouilles « Paul Haeberlin » (regardez-là, sentez-là, mangez-là, souvenez-vous en jusqu'à l'ultime seconde, jusqu'à l'engloutissement définitif, et qu'on n'en parle plus). Ah oui, renseignements pris, Dieu Lui-même n'est ni aux fourneaux ni en salle, sans doute le plus grand miracle de ce lieu tout entier voué au plaisir et au bonheur... Une dernière chose : dans sa préface à L'Alsace gourmande (Albin Michel, 2000), Marc Haeberlin regrette de ne pas avoir connu l'immense Fernand Point ; voyons voyons cher Maître, soyez assuré de la réciproque...

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    L'Auberge de l'Ill (Illhaeusern)

    Illsach (68110)

    La Closerie Restaurants Haut-Rhin (68)

    Kayzersberg (68240)

    Le Moreote  Restaurants Haut-Rhin (68)

    Kruth (68820)

    Les Quatre Saisons Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Il est des jours où l'on éprouve l'irrépressible envie de prendre la poudre d'escampette, où l'on a envie de renouer avec le grand air déconnecté de toutes les crises économiques et sociales et détaché de toutes les entreprises humaines, où l'on a envie de se sentir simplement tranquille sans se compliquer l'existence, bref, où l'on a envie de prendre un peu de distance, de hauteur. Ça tombe bien : direction le Parc Naturel Régional des Ballons d'Alsace, direction Kruth, plus précisément Le Frenz, charmant hameau de quelque quarante âmes rattaché à la commune. Ici, Christelle Lang − elle ne sera passée par aucune grande adresse pour apprendre et maîtriser son métier, et de quelle manière ! − rend hommage aux spécialités du terroir dans une salle vitrée qui donne sur les sommets hercyniens arrondis par le temps qui passe : ainsi de sa choucroute qui ignore l'acidité ou encore de ses fleischakas n'ayant rien à envier à ceux de nos aïeux. La cave, quant à elle, fait plus que bien se tenir sur les vins d'Alsace et d'autres régions. Et tout ça, voyez-vous − oui, allez voir ! −, dans un merveilleux environnement...

    Mittlewihr (68630)

    La Table de Mittlewihr Restaurants Haut-Rhin (68)

        Munster (68140)

    À l'Agneau d'Or Restaurants Haut-Rhin (68)

    Niedermorschwihr (68230)

    Caveau Morakopf Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)

    Orbey (68370)

    Au Bois le Sire Restaurants Haut-Rhin (68)

    Ribeauvillé (68150) 

    Auberge du Parc Carola Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)  

    Auberge du Zahnacker Restaurants Haut-Rhin (68)

    Le Relais des Ménétriers Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Arpentant les rues de Ribeauvillé par une journée printanière sous la touffeur (au passage, visite bienvenue au caveau de dégustation du Domaine Louis Sipp) et désireux d'échapper aux cantines à touristes, vous savez celles qui font fureur surtout aux époques de l'Avent et des fêtes de fin d'année en écoulant leurs tonnes de choucroute-lessiveuse, nous gagnâmes le Relais, celui-ci discrètement ancré dans le paysage gastronomique alsacien, dont la renommée sera parvenue jusqu'à nos oreillles toujours ouvertes, même si ç'aura été sans tambour ni trompette (un comble pour des ménétriers)... Dans une maison blàui (hopla !), deux salles : l'une clairement traditionnelle, tendance winstub (la réputation de leurs filet mignon au munster et baeckeoffe d'escargots (!) a déjà traversé les murs, dit-on), et l'autre plus contemporaine ; c'est dans cette dernière que nous eûmes droit aux surprises du chef alias Patrick Serreau : une Verrine de Melon nature et petite Brochette de Gambas "Black Tiger" scintillante et subtile (au train où vont les choses, nous crèverons tous ensevelis sous des monticules de verrines éclatées et des tas de sushis et tapas décomposés, mais bon, ceci est une autre histoire...), un Croustillant de Cuisse de Canard confite aux Légumes de Saison en mode compact, voire compressé, laissant heureusement et comme par enchantement tous les goûts se déployer en bouche sans que l'un n'agresse l'autre (autrement formulé : une prouesse), et une singulière Crème caramélisée à la Vanille Bourbon, Crème glacée Lavande et petite Soupe de Fruits rouges (présentation en tryptique permettant les amalgames les plus sûrs ou les plus risqués), et le tout décliné en menu à 25,50 €, qui plus est servi avec attention et délicatesse ! Dès lors, nous décidâmes d'y remettre les pieds au début de l'automne puis d'y faire honneur à la carte avant de nous rendre à l'évidence sans tarder ni tergiverser : nous avons ici affaire à une table d'exceptionnelle partition. Ces quatre couverts sont donc amplement mérités. 

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    Le Relais des Ménétriers (Ribeauvillé)

    Riedisheim (68400)

    La Poste Kieny Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) L'incontournable adresse (française) du pays des trois frontières est celle de la famille Kieny, dans les murs de cet ancien relais de diligences depuis le milieu du dix-neuvième siècle. Jean-Marc Kyeny, le présent magicien du lieu, n'a pas la langue dans sa poche − l'expression est de mise − lorsqu'il déclare que « la tradition alsacienne, c'est bien, mais c'est un piège, un peu. Les client s'attendent au pâté en croûte et autre boudin aux pommes. La maison, c'était cela. Aujourd'hui, franchement c'est autre chose... » Eh bien, le chef étoilé dit vrai quand on se régale d'audacieux et merveilleux tapas alsaciens et d'une saisissante et somptueuse déclinaison autour du foie gras (en trois services). Mais là où il s'aventure en terres inconnues, où il frappe un grand coup en risquant fort, et ça fonctionne depuis 2006, c'est quand il ose une composition à la limite du blasphème  rédhibitoire, mais, de fait (et en fait), une composition propre à convertir à sa cause les derniers nostalgiques du mensuel Cuisine et Vins de France version années 70 et 80 : une Pièce de Veau de Lait  masqué d'une Bolognaise de Homard, Risotto safrané, Râpée de Fenouil cru... Diantre ! Avec tout ça, nous soupçonnons l'artiste de mener une double vie, oui, il est probablement chimiste et alchimiste en plus d'être un grand chef, et si  sa cuisine est aussi un laboratoire et son fourneau un athanor, sa salle fait un véritable oratoire... Nous apprécions par ailleurs la qualité du service dirigé par l'agréable et souriante Mariella, mais, du bout des lèvres, nous déplorons seulement quelques faiblesses très légères sur les desserts et une carte des vins pas tout à fait à la hauteur de l'événement, tant il est avéré que la cuisine à la sauce Jean-Marc Kieny constitue un « événement permanent » − nous vous laissons apprécier l'oxymoron.

    Rimbach (68500)

    À l'Aigle d'Or Restaurants Haut-Rhin (68)

    Riquewihr (68340)

    Auberge du Schoenenbourg Restaurants Haut-Rhin (68)

    Au Tire-Bouchon (Maison Zimmer) Restaurants Haut-Rhin (68)

    La Table du Gourmet Restaurants Haut-Rhin (68)

    Le Sarment d'Or Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) On ne se rend pas dans un restaurant parce qu'il se trouve dans l'un des plus beaux  villages de France, on ne pénètre pas non plus dans son enceinte au prétexte d'un intérêt certain pour l'art contemporain ou bien d'un amour inconsidéré pour la gande ébénisterie du dix-huitième siécle, non, on va au restaurant pour (déjà) faire bonne chère (et boire judicieusement), ce qui, comme chacun (ne) sait (pas), est rarement partie gagnée d'avance − là-dessus, interroger les touristes (nombreux) de Riquewihr...  Rassurons-nous, une bonne adresse existe dans cet écrin qui ne demande que bonne âmes pour s'y attabler en prenant son temps : il n'est donc pas nécessaire, Madame la Serveuse, de nous considérer du coin de l'œil quand nous débarquons avec du retard à l'allumage − nous sommes des touristes, oui ou non ? Gilbert Merckling, lui, n'est assurément pas un touriste : il travaille plus qu'honorablement le produit, parfois il le travaille excellemment (félicitations du jury pour ses escargots et son pavé de veau), et l'on se demande même, les grands soirs, s'il n'a pas embauché en cuisine un émérite maître saucier devant l'Eternel parce que, voyez-vous, si vous aimez faire trempette, mais trempette exquise entendons-nous bien, alors vous serez heureusement servi... La carte de vins, quand à elle, fait convenablement honneur aux meilleurs domaines du coin : on est à Riquewihr (bis).

    Rosenau (68128)

    Restaurant Au Lion d'Or  Restaurants Haut-Rhin (68)

    Restaurant Philippe Bohrer Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Bon, on connaît le refrain qui stipule et diffuse le décret selon lequel nul ne peut être au four et au moulin. Eh bien, cet air populaire, et un brin populiste aussi, tape carrément à côté pour ce qui relève du cas présent ; cet air est donc, de manière immanente, vicié (et vicieux). Philippe Bohrer ? Un touche-à-tout halluciné, un survitaminé à la blondeur rebelle, un ogre, un vorace, un chasseur sinon un fauve sans conscience, a-t-on suggéré ici et là, et même sans scrupules pour faire la peau à quelque reptile mythique afin de le transformer en sac à main obligé versus cantine de luxe... Eh bien non, avec ce personnage il faudra bien se faire une raison (et une religion) : l'homme d'affaires n'est au fond (et en surface) qu'en quête d'une seule affaire, celle qui toujours devrait rassembler au lieu de diviser : la Cuisine, et la Cuisine avec un C majuscule. Aussi, on se fout d'apprendre s'il exécute ses meilleurs morceaux − en est-il seulement de mauvais ? − dans la ville de la Tour des Sorcières ou bien dans celle du Parlement européen, ou alors s'il est tout bonnement en train de taper le carton au bistrot (des copains) ; ce faisant, on se réjouit de connaître que l'art de ce Monsieur Sans-Gêne (n'est-ce pas ?) demeure intact, ou plutôt qu'il progresse sans entracte ni trêve − au passage, notons que l'époux de Madame Sans-Gêne, ex repasseuse puis blanchisseuse de son état, si chère à la plume de Victorien Sardou, fut, comme par hasard, native de Rouffach... Oui, nous admirons Bohrer parce que nous admirons sa cuisine, voilà tout, et nous avons d'ailleurs des peuves à fourbir à l'endroit des derniers récalcitrants : ses eierkierla de ragout d'escargots, filet de sandre, pigeon fermier, tartelette au chocolat, etc., sont incomparables, et, osons le néologisme, « incompensables »... Dès lors, gageons que personne n'en voudrait à Monsieur Bibendum et à ses flics d'accrocher plein d'étoiles dans le ciel de ce grand toqué. Amen.

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    Restaurant Philippe Bohrer (Rouffach)

    Sierentz (68510)

    Auberge Saint Laurent Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Bon, au point où nous en sommes dans nos élucubrations, pendant que les uns discutent dans les chaumières et que les autres palabrent dans les châteaux, direction une adresse et une valeur sûres du chapelet gourmand de cette chère Alsace, direction le Saint Laurent, ce fleuve tranquille de la gastronomie régionale qui, comment dire, a rejeté sur ses rives la cuisine grasse, grossière, lourde et vulgaire parfois propulsée dans nos estomacs, comme la cuisine cubique, design, déstructurée et parcellaire qui, pour reprendre le mot de Flaubert à l'endroit d'Homais, l'arriviste et scientiste apothicaire de Madame Bovary − entre nous, nombre de restaurateurs desendent directement d'Homais... , fait une « clientèle d'enfer » ici et là ; bref, les cuisines qui nous gavent − vous y êtes ? Mais plutôt que de faire colloque ou bien de tenir salon revenons à nos moutons : la famille Arbeit est consciencieusement au travail, si l'on ose dire, chiquenaudant les nouveaux courants et les nouvelles tendances comme les traditions effervescentes et/ou fermentées (aucune subiliminale allusion à la bière, cela s'entend). Ici, le foie gras de canard est servi avec un délectable (et léger !) confit de choucroute, le carré d'agneau frotté aux herbe aromatiques est « simplement » rôti au four, et le vacherin glacé (et son inouï coulis de fruits rouges) est dressé au moment. Ajoutons au tableau une carte des vins soigneusement élaborée (évidence), et alors nous quittons le Saint Laurent avec le sentiment du devoir accompli : celui d'avoir vécu, somme toute, un grand moment.

    Turckeim (68320)

    À l'Homme Sauvage Restaurants Haut-Rhin (68)

    Westhalten (68250)

    Au Vieux Pressoir (Domaine du Bollenberg) Restaurants Haut-Rhin (68)

    Wettolsheim (68920)

    La Palette Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Il porte un prénom et un patronyme qui évoquent instantanément un acteur des années cinquante coincé entre Jean Gabin et Lino Ventura d'un côté et André Pousse et Robert Dalban de l'autre ; pourtant, Henry Gagneux n'a rien de nostalgique ni de rétrograde, et encore moins de réactionnaire, bien au contraire. Le maître de La Palette, la bien nommée, est en effet un artiste, un esthète, c'est un décorateur et un styliste toujours sur la brèche pour nous en mettre plein les yeux sans pour autant nous en foutre plein la vue. La vie semble ou s'avère trop brumeuse, trop grise ou trop noire ? Qu'importe, la salle du restaurant de Gagneux joue sur les tons jaunes, oranges, roses et rouges qui nous transportent dans l'ailleurs et l'autrement... Quant à l'œuvre de ce garçon, elle ne craint pas de prendre le contrepied des plus distinguées institutions gastronomiques de la région, par exemple en affichant du porc sur la carte, et du meilleur, en l'occurence du cochon noir de Bigorre accompagné d'une merveilleuse purée de choux fleur, comme elle ne craint pas de faire sauter les verrous les plus conventionnels, à l'image de son aguicheuse (et fameuse) Belle Hélène « relookée » (sic). Certes, la cuisine de ce créatif n'est pas exempte de tout reproche quand on considère sur certains plats toute une gamme cumulative de saveurs qui, du coup, se neutralisent puis s'annulent, mais bon, il lui sera beaucoup pardonné dans la mesure où, à l'instar d'un accueil et d'un service tout en douceur, elle ne cesse plus de progresser. Chapeau l'artiste, et surtout ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! 

    Wihr-au-Val (68230)

    La Nouvelle Auberge Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) On se dit parfois que la nature fait bien les choses. Oh, bien sûr, il faut parfois accepter un minuscule petit coup de pouce, ou bien un magistral coup de main, ou encore un mémorable coup de pied au cul prodigué par le Père Destin ou la Mère Providence... Tenez, elle se montre capable, Dame Nature, de fondre la mer (bonjour la Bretagne natale du maître de maison), la montagne (bonjour Saint-Gervais au pied du Mont-Blanc) et la campagne (bonjour la Bourgogne et l'Alsace) en un seul tableau (de chasse), en l'espèce l'assiette de Bernard Leray, pardon, les assiettes de Bernard Leray. À l'évidence, nous tenons là  un homme honnête et partageur : tenez, au rez de chaussée, une salle et une ambiance tantôt winstub tantôt bistrot où l'on peut manger, par exemple,  tarte à l'oigon et choucroute (une réussite exemplaire) pour moins de vingt euros (!) − en plus d'être offert, un gros et bon bol d'air est ardemment conseillé à l'issue de cette fête au meilleur rapport qualité/prix du coin sinon du département... Un homme précis et travailleur aussi : à l'étage, une salle dévolue à une cuisine cohérente, raffinée, soignée, sans soucis ni chichis (ni « sushis »), où foie gras de canard, noix de Saint-Jacques, pigeonnau et autres produits élémentaires (de premier choix) participent de l'émouvant bonheur conféré par une ligne éditoriale sûre, par les choses simples, et, croyez-nous, ce peut être complexe de vouloir et savoir rester simple un homme de mémoire enfin (le chef a mouillé son tablier auprès du géant de Saulieu ; or, il a eu beau s'envoler à jamais, Loiseau, Bernard Leray n'oublie pas pour autant cette étoile éternelle qu'il devine entre lune et soleil  le « surveiller » d'un œil fraternel, et inquiet). Pour finir, reprenons et ramassons : ici, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes (possibles), et ce ne sont pas les agréables et professionnels accueil et service chapeautés par Martine, alias Dame Leray, qui nous porteront la contradiction.

     Restaurants Haut-Rhin (68)

    La Nouvelle Auberge (Wihr-au-Val)

    Zellenberg (68340)  

    Le Maximilien Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68)Restaurants Haut-Rhin (68) Dans un environnement bucolique et romantique à souhait, idéal pour les escapades amoureuses et aussi pour les grandes chevauchées solitaires au milieu des vignes, il faut évidemment prendre le temps, et Dieu sait si la variable d'ajustement « temps qui passe » est tantôt une alliée de circonstance tantôt un bulldozer incardiné à un rouleau compresseur, il faut prendre le temps, disions-nous, de se nourrir et de s'abreuver au Maximilien, cette maison calme et douce au pied de la colline de Zellenberg, adorable bourg pas très loin de Riquewihr. Dans la lumineuse salle de restaurant qui donne sur une agréable  terrase où, les soirs dl'été, la lumière déclinante de l'orbe solaire prouve que la beauté n'est décidément pas  « convulsive », n'en déplaise à André Breton, nous sommes heureux d'être accueillis, installés et servis sous la houlette de la sereine et souriante Anne Eblin, et nous sommes littéralement ravis d'enfin connaîte les réalisations de Jean-Michel, avec, en plus, des vins du cru (et d'ailleurs) sélectionnés avec grand soin (forcément). Ici, s'avère indispensable de choisir des produits de la mer, même si elle est loin, et même si le chef ne renie en rien le terroir et le terreau alsaciens, bien au contraire... Ainsi, un Filet de Bar rôti, Effilochée de Légumes aigre-doux, grosse Langoustine et Tartare de Crustacés, une palette proprement envoûtante, et un Kugelhopf perdu et Poire pochée à l'Orange et Safran d'Alsace, Glace Vanille, une composition des plus subtiles et des plus sensuelles, nous confirment que le genre humain se nourrit (aussi) d'étranges idées, comme, par exemple, celle de regagner ses pénates.

     Restaurants Haut-Rhin (68)

    Le Maximilien (Zellenberg)


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